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Bonne lecture ! Martin et Pierre (voir plus bas)
AU SOMMAIRE DE LA PREMIERE EDITION DE "NOUVELLE VOILE"

- IMAGE DU JOUR: L'entraînement d'hier de Japan Sail GP Team en baie de San Francisco a bien failli mal tourner (photo: Beau Outteridge)
- ACTUALITES SPORTIVES : Spi Ouest France, Plastimo Lorient Mini 6.50, Monaco Swan One Design, Ruta De La Sal
- INTERVIEW : Gaëtan Thomas, Skipper de Clipper Around The World Race
- ACTUALITE AVENTURE : L'odysée de Pagaia
- REVUE DE PRESSE
ACTUALITES SPORTIVES :

SPI OUEST FRANCE

La Trinité-sur-Mer du 18 au 22 avril - Plus de 2.500 marins réunis sur près de 440 bateaux avaient rendez-vous pour le fameux « Spi » qui lance officieusement le début de la saison de voile en France. Cette 41ième édition avait lieu dans des conditions estivales avec un vent qui s’est parfois laisser désirer. Nombreux équipages belges étaient au rendez-vous. Parmi ceux-ci, il y avait:

- Le très fidèle Half Tonner GENERAL TAPIOCA BWT (photo).  « Le comité n’a pas réussi à lancer des manches vendredi après-midi car le vent était trop évanescent en force et  en direction, ce Spi-Ouest France 2019 a vraiment débuté que samedi.» déclare Philippe Pilate skipper du GENERAL TAPIOCA, et d’enchaîner « Au classement général, c’est une quatrième place sur 26 qui nous récompense des efforts pour être présent à ce Spi-Ouest 2019. Objectif top 5 accompli ». L'équipage au grand complet était renforcé  par Pierre-François Dargnies le directeur technique de Charal Sailing Team (IMOCA60). Dans la même catégorie (IRC C) se trouvait également le M'HALF RAZ (Half Tonner) de Manon Valtet. Cet équipage dont la moyenne d'âge dépasse à peine 20 ans peut être fier d'avoir clôturé ce Spi compte-tenu de la logistique et de la rigueur que demande la participation à un tel événement (20ième sur 22 inscrits).

- Toute l’équipe de
Mady Fobert était également présente sur le Diam 24, CARAÏBOS BE BRUSSELS (photo), barré pour l’occasion par Arthur Meurisse. « Heureusement pour les 28 Diam 24 inscrits un souffle suffisait pour leur permettre de régater et ils ont enchainé manches en stadium et raids. Mais de ce vent faible combiné avec un courant fort résultait une équation pas facile à gérer. Dimanche, un seul raid (parcours construit) a été lancé à 16h alors que les concurrents étaient sur l’eau depuis 9h30. » raconte Mady. Les Belges Yannick Lefèbvre et Tom Pelsmaekers intègreront la Team A pour le Tour Voile (le Tour de France à la Voile) en parallèle de leur campagne Olympique pour les prochains Jeux à Tokyo en 2020.

- En J80, le Sea Jou2 (qui termine 2ième au dernier Championnat de Hollande J80) de Jacques Lemaire et Winnie Berteloot (photo), termine à une très belle 14ième place (sur 66 inscrits). Un résultat de bonne augure en vue de leur prochaine participation aux Championnat du monde, qui réunira la crème de la classe, à Bilbao (Espagne) en juillet prochain.

- Le Dragonfly 920, TRIPOTE de Hervé Le Reste obtient la médaille en chocolat dans la catégorie Multi2000 (4ième sur 9 inscrits).

D’autres Belges naviguaient incognito sur des bateaux battant pavillon français.  C’était le cas notamment de Alain Lanckbeen et de Romain Van Enis.

- En Open 7.50 il y a avait, parmi les cinq équipiers de OPEN BEER (photo), trois Belges à bord. Timothée Deplasse, numéro un, déclarait «C'était un beau Spi Ouest avec un haut niveau en Open 7.50. Des conditions idéales pour nous car nous n'étions pas vraiment entraînés sur le support. L'objectif était de faire une ou deux belle manches et de passer un bon moment. Objectif atteint à 100%. Nous terminons 2ième lors d'une manche et 3ième lors d'une autre, le tout avec une super ambiance. Beaucoup d'attente sur l'eau mais sous le soleil. Bref, un superbe Spi avec 9 manches courues et une belle première participation pour une grande partie de l'équipage.»

- Romain Van Enis embarqué sur le JPK 10.10, COCODY LECLERC HENNEBONT de Richard Fromentin déclarait «On espérait mieux. Avec tant de bateaux sur l’eau la tension était palpable. Le stress nous a parfois empêché de prendre des bons départs.» Romain termine 6ième sur 13 inscrits en IRC A.

- Alain Lanckbeen était à bord de X-ELLES un X362S, aurait dû terminer 4ième mais termine finalement 8ième dû a une disqualification sur la 5ième course. L’arbitre aurait mal pris la suggestion de l’équipage de déplacer la ligne de départ dans une zone de vent (alors que la flotte attendait depuis plus de 3 heures à 500m d’une zone avec du vent) et, après avoir convoqué le skipper, a pénalisé le bateau avec 21 points sur cette manche (au lieu de 4 points).  «Cette décision est complètement disproportionnée par rapport à ce qu'il s'est passé. Nous n’avons pas critiqué le comité, juste suggéré et dit tout haut ce que tous les autres autour de nous pensaient tout bas. Ça méritait au mieux un avertissement. Bref, on est 4ième dans notre tête, en vrai aussi, mais pas au classement.»
PLASTIMO LORIENT MINI 6.50

Lorient du 12/04 au 14/04 - La première course (en double) du circuit Mini 6.50 a eu lieu début avril. Parmi les 68 bateaux, il y avait 2 équipages belges à prendre le départ. Les deux équipages bouclent le parcours de 250 milles entre les Glénans et l’île d’Yeu en près de 48h de navigation dans des conditions de vent allant de quelques nœuds a près de 28 noeuds (!). PLUMEKE franchi la ligne en 15ième position du classement série (sur 44), une belle performance compte tenu du peu d’entraînements. BFR MAREE HAUTE termine près de 3h plus tard (43ième série).

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Albert Lagneaux, embarque sur son Pogo 3,  PLUMEKE (numéro 882), avec Gaëtan Thomas skipper sur la Clipper (voir plus bas), pour qui c’était la première course en Mini 6.50. Une fois à terre, Gaëtan déclarait «Quelle régate! Fin de ma première course en Mini 6.50 avec Albert sur son Pogo 3 pour cette première course de l'année circuit Atlantique. On a eu droit à un peu de tout, et un bord de nuit de 80 milles épique à fond les manettes, ça va vite! Après une première partie de course où on avait clairement un déficit de vitesse dans le petit temps, on est remonté petit à petit pour finir 15ème en série sur 44, pas trop mal compte tenu d'aucuns entrainements au préalable, une belle découverte riche en apprentissage, vivement la Mini Fastnet en juin!»  

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Quant à Marie-Amélie Lenaerts, elle embarque Sébastien Georis, journaliste à la RTBF sur son Nacira (numéro 833) BFR MAREE HAUTE. Marie-Amélie confie « Je me rends compte que j'ai mis la barre un peu trop haut. Je ne pouvais pas emmener un novice à bord, réaliser un documentaire, et en même temps bien performer sur l'eau. Cette prise de conscience est arrivée quand j’ai reçu un message de Seb quelques jours après la course me demandant quand est-ce qu’on repartait. C'était la plus belle satisfaction: avoir pu partager ma passion avec quelqu’un qui ne la connaissait pas et qu'il s'accroche à cette drogue puissante qu’on appelle le large.»
MONACO SWAN ONE DESIGN

Monaco du 9 au 13 avril - Le prestigieux Yacht Club de Monaco aura vu régater les Swan 50, 45 et 42 dans des conditions de vent très légères (3 courses retenues sur 3 jours).
ANDANTE, le Swan 42 battant pavillon belge barré par Bernard Marchant tire parti de son nouveau spi aux allures portantes. Cela n’a malheureusement pas suffi pour détrôner les 2 principaux concurrents dont les bateaux ont été fortement optimisés.
RUTA DE LA SAL 2019

Barcelone du 18 au 21 avril - ALICE le Centurion 57 skippé pour l’occasion par Eric Duriez (qui remplace Jérôme Delire) termine 4ième de sa catégorie dans des conditions de vent dantesques. Des voiles déchirées ont été la cause de nombreux abandons de cette course hauturière de 140 milles. C’était la première participation d’Eric Duriez sur ce bateau "J’ai découvert un équipage d’enfer. Nous avons essuyé des vents entre 35 et 45 noeuds et avons réalisé des surfs à plus de 17 noeuds. Sur un bateau qui pèse près de 28 tonnes dans une mer agitée, c’est très impressionnant. Malgré les coups de fatigue et les douleurs musculaires, nous tenions 8ième en temps réel toutes classes confondues. C’est un classement très décent pour un début"
INTERVIEW : GAĂ‹TAN THOMAS, SKIPPER CLIPPER ROUND THE WORLD RACE

Nous avons rencontré
Gaetan Thomas, le skipper belge qui a terminé en 4ième position de la dernière Clipper Round The World Race en 2017-2018. Le skipper wallon a fait le tour du monde en course et réalisé plus de 8 transatlantiques, 3 transatlantiques en solo et a plus de plus de 130.000 milles (234.000km) à son actif. Il revient sur son expérience et sa jeune carrière de marin.

Pourrais-tu te présenter à ceux qui ne te connaissent pas encore et nous raconter comment et où tu as appris à naviguer?


J’ai 32 ans et je suis originaire des Ardennes. Enfant, mon père acquis un Corsaire (un monocoque de 6m de long) aux voiles jaunes. Lorsque j’ai découvert le bateau sur sa remorque dans notre garage j’ai été conquis. A tel point que, lors de nos trajets vers la Mer du Nord, je tenais à rester à bord sur l’autoroute. Ce que mon père m’interdisait, à ma grande stupéfaction !

J’étais présent pour toutes les sorties en mer avec mon père. J’ai très vite adoré naviguer sur son Corsaire. Ce qui comptait pour moi, c’était de prendre des paquets d’eau sur la tronche, d’être trempé et de faire pencher le bateau au maximum. Puis, vers 8 ans, j’ai commencé à naviguer en Optimist, un petit voilier solitaire de 2m de long et presque autant de large. Mon premier Optimist était en bois, sans caissons étanches, ce qui signifiait que si je me retournais, je coulais ! Un jour, équipé de quelques bananes à bord, j’ai tenté obstinément de rallier l’Angleterre. Malheureusement (ou heureusement) ma tentative a été avortée par un semi-rigide qui est venu me chercher au large du chenal de Nieuport.

Plus tard, j’ai été sélectionné dans l’équipe nationale, ainsi que ma sœur et nous étions entraîné par André Wilmet et Yves Brasseur au club «Go Sailing». Nos parents nous ont fidèlement suivi pendant plusieurs années. Malheureusement, une maladie, de graves soucis financiers puis une crise de l’adolescence m’ont éloignés quelques années de la voile. Le sel a néanmoins eu le temps d’imprégner mon ADN et j’ai suivi mon instinct en devenant skipper professionnel.

Pourquoi la voile ?

Selon moi, le voilier est la plus belle machine inventée par l'homme; pure, compliquée, un moyen de transport et une cabane à la fois, qui peux aller où aucun pays n'existe : les eaux internationales!  La course au large me fait rêver depuis toujours, j'aime aller vite sur l'eau. J'aime qu'un bateau soit exigeant physiquement. J'aime être dans l'action et surtout j'aime me fixer des défis. Plus les bateaux sont pointus et vivaces, plus ils demandent de l’expérience. Réussir les manœuvres devient un art comme un gymnaste qui exécute sa série, cela prend du temps et demande de l'entrainement. Progresser vers l’excellence est un processus et j’aime ça.

Tu as participé à la Clipper Round The Word Race 2017-2018 en tant que skipper du bateau "Garmin". Pourrais-tu nous expliquer ce qu'est la Clipper Round The Word Race et comment devenir le skipper sur cette course ?

La Clipper Race est une course autour du monde avec étapes, en équipage, sur des voiliers de 70 pieds (23m). La particularité de cette course est qu'elle est ouverte à tous, amateurs et professionnels. C'est aussi la course la plus longue en distance et en durée au monde. Contrairement à The Ocean Race (anciennement « Volvo Ocean Race » NDLR), sur la Clipper seul le skipper est rémunéré à bord. Des points sont accumulés le long des étapes et des bonus, sous forme de portes "virtuelles" et de sprints entre deux latitudes et longitudes. L'équipe qui amasse le plus de points gagne. La stratégie est compliquée car ces portes virtuelles ne sont pas sur la route directe et impliquent qu'on ne prend jamais la route la plus courte. Il y a aussi des points de pénalité pour les casses et les pertes de matériel. Notre équipe a été celle qui a eu le moins de casse, c'est une grande fierté personnelle. A bord du bateau, on est maximum 24 équipiers et, en moyenne, 18 équipiers. Certains équipiers font une étape, d'autres plusieurs étapes. Puis, il y a ceux qui font toutes les étapes, ce sont les tour-du-mondistes. Chaque équipe a grosso modo 8 tour-du-mondistes à bord; Ils deviennent vite le corps de l'équipage. Après plus de 45.000 milles (81.000km) tout le monde acquiert un bon niveau, même ceux qui n'avaient jamais navigué. Les équipes sont faites par l'organisation de course. On ne choisit donc pas ses équipiers et ils ne choisissent pas leur skipper. Devenir skipper sur la Clipper Race requiert de nombreuses qualifications. Il faut avoir navigué un minimum de 50.000 milles (90.000 km) en tant que skipper sur des voiliers de plus de 15 m de long. Il faut aussi démontrer les capacités à mener un équipage d'amateurs en tant qu’instructeur. Pour emmener une équipe de novices dans le grand Sud sur un bateau de course, le cahier de charge est épais.

Tu as décroché une magnifique 4ième place lors de la Clipper Round The Word Race 2017-2018. Pourrais-tu nous dire ce que tu changerais dans la manière de gérer ton équipage si tu devais participer à une nouvelle édition ?

Merci! La 4ième place est un très bon classement, même si on peut toujours s'améliorer. Je retiens qu'être skipper pour la Clipper repose essentiellement sur sa façon de mener, de motiver et d’entraîner son équipage ainsi que sur la capacité du skipper à s’adapter. Le skipper doit faire preuve de patience aussi, surtout s’il vise le podium. Une partie du résultat tient de la chance et de la composition de l'équipage ; avoir 20 novices à bord ou 10 équipiers expérimentés, ce n’est pas la même chose. J'ai certainement commis des erreurs en prenant parfois trop de temps à aider et à intervenir. Sous une bonne autorité et un bon commandement, l’équipage apprend vite. A l’avenir, je passerais plus de temps à expliquer la météo et certains choix tactiques pour une meilleure compréhension globale. Mais quand un nouveau barreur fait demi-tour en pleine course car il lit le compas à l'envers, difficile de ne pas intervenir et de garder son sang froid !

Un jour, alors qu’on se battait pour le podium, vers Seattle dans le Pacifique Nord un manœuvre a pris une drôle de tournure. Il fallait hisser le spi medium, mais celui-ci était en réparation dans la cale. L’équipage a alors sorti ce qu’ils croyaient être le spi lourd (plus petit et plus résistant que le spi medium). Quelques instants après avoir hissé la voile, alors que le bateau filait à pleine vitesse "kaboum" elle explose et se déchire en mille morceaux ! Surprise, c’est le spi léger (plus fragile) que l’équipage avait utilisé. Après avoir remonté à bord les lambeaux, l’équipage se motive et je demande à ce qu'on envoie le vrai spi lourd.  L’équipage hisse, mais, cette fois, les points d’accroche avaient été inversés (point de drisse et point d’amure).  La voile était totalement de travers et avait une drôle d'allure. Nous avons affalé à nouveau, plié la voile et ré-envoyé le tout.  Au total, il nous a fallu 3 heures pour hisser le spi.  20 minutes plus tard, c'est le point d'écoute qui casse. Quand je vous dis qu’il faut être patient, je ne plaisante pas !

Selon toi, que pourrait-on faire en Belgique pour améliorer l'accès des jeunes au métier de skipper professionnel et au monde de la course au large?


En Belgique, nombreux sont ceux qui n'ont jamais navigué. La voile est un sport - de prime abord - réservé à ceux qui ont des moyens. Cela doit changer. En France, en Angleterre, en Espagne ou en Italie, les jeunes ont la possibilité de naviguer quasiment gratuitement sur des voiliers appartenant aux pouvoirs publics ou aux filières sportives.
Selon moi, la mer, et donc la voile, font partie d'un patrimoine mondial qui devrait être enseigné dans les manuels scolaires. Il faut soutenir les études secondaires professionnelles maritimes, qui enseignent les métiers de la mer (mécanique, entretien, peinture, charpenterie, etc.).

Quels sont tes projets Ă  venir ?

Je participe prochainement à la Lorient Plastimo en Mini 6.50 sur un Pogo3 avec Albert Lagneaux. Cependant mon objectif est d'acquérir un Class 40 (monocoque de 40 pieds soit 12m NDLR) de dernière génération et de battre le record autour du monde en solo et sans escale. Le temps à battre actuellement est de 137 jours. Ce bateau pourra également réaliser un programme de course en équipage (comme la Transat Jacques Vabre ou la Rolex Fastnet) et servir de support pour faire du coaching ou des voyages sur mesure. A terme, je souhaite refaire un tour du monde et effectuer la Route du Rhum en 2022.

Quel est ton rĂŞve en tant que coureur au large?

Mon objectif rêvé est de naviguer en trimaran de la classe Ultime ! Je vise un cheminement similaire à celui Francis Joyon, chasseur de record!


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ACTUALITE AVENTURE : L'ODYSSÉE DE PAGAÏA

Ils ont à peine 20 ans et viennent tout juste de terminer l’école. Ils ont déjà traversé l’Atlantique, seuls à bord d’un voilier de plaisance et ils s’apprêtent à effectuer la transat retour depuis Marie-Galante. C’est l’histoire de
Diego (20 ans) et Matthieu (18 ans) qui ont pris une année sabbatique en quête d’aventure. Les deux jeunes frères ont quitté Sada en août dernier à bord de PAGAIA, un robuste Océanis 411 (2000) sur lequel ils ont appris à naviguer en famille. Le contrat de location-achat du voilier ayant récemment échu et le propriétaire du bateau étant investit dans ses activités professionnelles, Diego et Matthieu ont négocié avec le propriétaire la jouissance du voilier pour réaliser leur projet.

Alors que vous lisez ces lignes, les 2 jeunes marins, accompagnés actuellement de leur soeur et une amie, pêchent probablement la langouste dans les Antilles. À Marie-Galante, le duo est parvenu à récolter de nombreuses drisses et matériel en tout genre après avoir sollicité la générosité des loueurs de bateaux pour équiper PAGAIA et poursuivre leur voyage.

Le voilier se porte à merveille et l’installation des panneaux solaires avant le départ permet aujourd’hui à l’équipage de faire fonctionner parfaitement le lecteur de carte et d’être en autonomie énergétique complète. Le nouvel étai de trinquette largable, installé lui aussi avant le départ, facilité également la navigation et fait croire que le monocoque est presque en meilleur état qu’avant de début du périple il y a 9 mois. Ceci devrait réjouir le propriétaire qui a préféré demander à l’équipage de préparer le bateau pour la navigation au large (le bateau naviguant essentiellement en Hollande précédemment) plutôt que de percevoir un revenu locatif. Celui-ci devrait reprendre possession du voilier au mois de juillet.

D’ici là, l’équipage se prépare pour la transat retour et un passage par Saint-Pierre-et-Miquelon au large de Terre-Neuve avant de filer vers les Açores puis la Méditerranée. L’occasion pour les deux frères de poursuivre leurs réflexions au sujet des projets personnels et professionnels à venir...

Retrouvez toutes les actualités de Pagaia sur https://lodysseedepagaia.com/
Visionner la vidéo de la rencontre en Martinique entre PAGAIA et Alexis Guillaume.

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Nouvelle Voile, Avenue de la Toison d'Or 60C/7, 1060 BRUXELLES, Belgium
RĂ©daction : Martin Callebaut, Project Manager We Can Sail, ExtaSea
Co-RĂ©daction : Pierre Delvaux, CEO Open mind Yachting


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